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Guide complet

Bagel : la recette et le guide complet

Par Marco Freire20 min de lectureMis à jour 2026-08-06

Pains ronds percés d'un trou sur un plan de travail fariné, croûte foncée et brillante, certains couverts de sésame, l'un coupé en deux révélant une mie dense et serrée; à l'arrière, une grille de refroidissement avec d'autres
Croûte brillante et mie serrée : le résultat d'un pochage avant la cuisson.

Le bagel est à peu près le seul pain qu'on cuit deux fois, une fois dans l'eau et une fois au four, et ce petit détour par la casserole est toute la raison pour laquelle il a le goût d'un bagel et pas d'une navette ronde avec un trou. Sautez le pochage et vous n'obtenez pas un bagel plus rapide. Vous obtenez un autre pain.

C'est justement là que la plupart des recettes maison vous perdent. Elles traitent le pochage comme un vieux rituel pittoresque et l'expédient en deux lignes, alors que c'est l'étape qui fait tout le travail. Ce guide est bâti à l'envers : il part de ce que l'eau fait réellement à la pâte, puis remonte vers la pâte ferme, le façonnage, les graines et la cuisson. Réussissez le pochage et le reste n'est que du détail.

Une promesse avant de commencer. À la fin, vous saurez exactement pourquoi vos bagels sont sortis plats, pâles ou durs, parce que ces trois ratés ont chacun une cause principale, et aucune d'elles ne tient au hasard.

La recette du bagel, et pourquoi on le poche avant de le cuire

Un bagel est une pâte maigre, riche en gluten et pauvre en eau, qu'on façonne en anneau, qu'on poche brièvement, puis qu'on cuit à four chaud. Voici la formule de base en pourcentages boulangers, la seule façon d'écrire une recette qui se met à l'échelle sans se tromper.

Ingrédient% boulangerPour 600 g de farine
Farine de force (environ 12,7% de protéines)100%600 g
Eau58%350 g
Sel2,4%14,5 g
Sirop de malt d'orge4,6%28 g
Levure sèche instantanée0,75%4,5 g

Ces chiffres viennent d'une formule new-yorkaise bien éprouvée, mise à l'échelle pour huit bagels d'environ 120 g chacun (The Curious Chickpea). Les deux valeurs qui définissent le bagel sont la faible hydratation et le malt : 58% d'hydratation, c'est sec pour du pain, et le malt nourrit la coloration et le goût plus que le sucré.

En France, cette farine de force se trouve sous le nom de farine de gruau (souvent une T45 de gruau) ou une T65 de force. Ce qui compte n'est pas la lettre sur le paquet mais la teneur en protéines, autour de 12 à 14%. C'est elle qui tient l'anneau pendant le pochage.

Passons au pochage, qui est le cœur de tout ce guide. Quand un anneau cru plonge dans l'eau bouillante, l'amidon de sa surface gélatinise presque instantanément. L'amidon de blé prend autour de 60 à 75 °C, donc quelques secondes dans une eau bien au-dessus de cette plage suffisent à cuire une fine peau sur la pâte (FoodCrumbles). Cette peau fait trois choses à la fois :

  1. Elle scelle la surface, si bien que l'eau ne pénètre presque pas et que l'intérieur reste cru et souple.
  2. Elle fige la forme, de sorte que le bagel ne peut plus gonfler au four comme le ferait une navette non pochée.
  3. Elle construit la croûte, ce qui donne au bagel cuit son brillant et sa mâche dense (The Kitchn).

Voilà la différence en une phrase : un anneau non poché cuit en une navette aérée, un anneau poché cuit en bagel. Le pas à pas complet, du pétrissage à la grille de refroidissement, mérite son propre guide de recette.

La recette complète, étape par étape avec les temps et le four, fait l'objet d'un guide à part.

La pâte à bagel : pourquoi elle est si ferme

Prenez une pâte à bagel en main et, la première fois, elle vous semble ratée. Elle est raide, presque sèche, plus proche d'une pâte à modeler ferme que des pâtes molles et collantes que donnent la plupart des recettes de pain. C'est pourtant correct, et c'est la deuxième chose qui fait qu'un bagel est un bagel.

Cette fermeté vient de deux choix. D'abord, la faible hydratation : à 50 à 60% d'eau, il y a tout simplement moins de liquide qui circule entre les particules de farine, donc la pâte résiste. Ensuite, la farine riche en protéines : une farine de force autour de 12 à 14% de protéines bâtit un réseau de gluten dense et élastique, exactement ce dont une pâte peu hydratée a besoin pour tenir son anneau à travers le pochage.

PâteHydratationToucherCe qu'on obtient
Pain de mie60 à 65%mou, collantmie ouverte et tendre
Bagel50 à 60%raide, secmie serrée et à mâcher
Ciabatta75% et pluslâche, humidegrandes bulles irrégulières

Une pâte raide demande plus à vos mains et à votre robot. Pétrissez-la bien au-delà du point où une pâte plus molle serait prête, jusqu'à ce qu'elle soit lisse et passe le test de la fenêtre sans se déchirer. À la main, attendez-vous à un vrai effort, et à un repos à mi-parcours si le gluten vous résiste. Une pâte bien développée, c'est ce qui garde le trou ouvert et la mie serrée. La façon de la mélanger et de la pétrir jusqu'au bon point fera l'objet d'un guide à part.

Pourquoi la pâte est si ferme, et comment la pétrir, fait l'objet d'un guide à part.

Comment former un bagel : le trou qui refuse de rester ouvert

Il y a deux façons de former un bagel, et la querelle entre les deux est plus vieille que la plupart des boulangeries.

La méthode du boudin. Roulez un pâton en un boudin d'environ 20 cm, enroulez-le autour de quatre doigts pour que les extrémités se chevauchent dans la paume, puis roulez la soudure contre le plan de travail pour la souder. C'est la méthode traditionnelle à la main, et elle donne la jointure la plus solide.

La méthode du trou percé. Roulez la pâte en une boule serrée, enfoncez le pouce au centre, puis élargissez le trou avec deux doigts. C'est plus rapide et plus facile pour un débutant, mais le trou a tendance à se refermer.

Ce trou qui se referme est la plainte de façonnage numéro un, et sa cause est simple : le trou rétrécit au pochage puis encore au four, donc il doit partir bien plus grand qu'on ne le croit. Visez un trou deux à trois fois plus large que celui que vous voulez au final, presque au point de paraître ridicule. Il se refermera à peu près à la bonne taille. Un trou timide cuit en un disque plein avec un creux au milieu.

Laissez les anneaux façonnés reposer quelques minutes avant de les pocher, le temps que le gluten se détende et qu'ils ne se rétractent plus. Le pas à pas complet du façonnage, boudin contre trou percé avec le remède de chacun, est un guide à lui seul.

Le pochage : eau, malt et bicarbonate

C'est la section vers laquelle tout le reste du guide pointait. Le pochage, c'est là que le bagel se gagne ou se perd, et deux variables le pilotent : combien de temps vous pochez et ce qu'il y a dans l'eau.

Commençons par le temps, car c'est lui qui décide de la texture. Plus un anneau reste dans l'eau, plus l'amidon gélatinise en profondeur, et plus la pâte est figée avant même d'atteindre le four. FoodCrumbles a mis les deux extrêmes côte à côte : environ 30 secondes par face laissent une fine couche cuite sur un intérieur encore cru et encore capable de gonfler, tandis qu'aller vers trois minutes par face fige bien plus de pâte et donne un résultat nettement plus ferme, plus dense, avec bien moins de gonflant (FoodCrumbles). Tout ce qui est utile vit entre ces deux bornes.

Schéma montrant comment le temps de pochage change la croûte et la mie d'un bagel, d'une peau fine à trente secondes à une peau épaisse et bien prise au-delà de quatre-vingt-dix secondes

Effets directionnels d'après des sources de boulangerie publiées, et non une mesure que nous aurions faite nous-mêmes. La fenêtre que visent la plupart des recettes est de 60 à 90 secondes par face.

Temps de pochage par faceLa surfaceDéveloppement au fourLe bagel obtenu
Environ 30 speau fine gélifiéeplusplus gonflé, plus léger, mâche plus tendre
Environ 60 speau ferme et prisemodéréle bagel classique, brillant et à mâcher
90 s et au-delàpeau épaisse, prise en profondeurfaibledense, serré, très à mâcher

Une méthode new-yorkaise très répandue poche 60 secondes, retourne, puis poche encore 45 à 60 secondes, ce qui tombe pile dans la bande du milieu (The Curious Chickpea). Si vos bagels sortent mous comme du gâteau, pochez plus longtemps. S'ils sortent durs et serrés, pochez moins. Vous ne changez pas la recette, vous changez une seule horloge.

Voyons maintenant ce qu'on met dans l'eau. L'eau nature fonctionne, mais deux ajouts gagnent leur place :

  • Le sirop de malt d'orge nourrit le brunissement de Maillard et ajoute une légère profondeur maltée, et contrairement au sucre de table ou au miel, il colore de façon régulière sans brûler.
  • Le bicarbonate de soude élève le pH de l'eau, et un bain plus alcalin brunit plus foncé et plus brillant, vers une croûte qui tire sur le bretzel. Environ une cuillère à soupe par litre suffit largement : bien plus et le bagel commence à en avoir le goût (FoodCrumbles).

Gardez l'eau à un frémissement soutenu, jusqu'à une ébullition douce, pas une ébullition violente qui malmène les anneaux, et ne surchargez pas la casserole : un anneau qui colle à son voisin déchire sa peau. Le manuel complet du pochage, malt contre miel contre lessive alcaline et combien de temps pour quelle texture, est un sujet à approfondir à part.

Bagel de New York contre bagel de Montréal

Ce sont les deux grandes écoles, et ce sont vraiment deux pains différents, pas deux accents régionaux d'une même recette.

New YorkMontréal
Taille et mieplus gros, plus mou, plus épaisplus petit, plus dense, plus grand trou
Selouitraditionnellement aucun
Enrichissementaucunsouvent jaune d'œuf et huile
Eau de pochagemalt d'orgemiel
Fourgaz ou électriqueau feu de bois
Douceursaléplus sucré

Le bagel new-yorkais est généralement poché dans une eau maltée et cuit dans un four à gaz classique, et il passe le plus souvent par une fermentation lente au froid, la nuit, qui approfondit son goût. Le bagel montréalais est poché dans une eau sucrée au miel, enrichi de jaune d'œuf et d'huile, ne porte pas de sel, et cuit dans un four à bois qui lui donne une croûte cloquée et grillée (Tasting Table, Mashed).

Aucun des deux n'est le bagel correct. Si vous voulez une navette à mâcher, salée et consistante, faites du New York. Si vous voulez quelque chose de plus sucré, de plus fin, de plus grillé, bâti autour de ce grand trou ouvert, faites du Montréal. La seule chose qu'ils partagent, c'est le pochage. Un face-à-face entre les deux écoles, de la pâte au feu de bois, mérite son propre guide.

Everything bagel : le mélange et comment le faire tenir

L'everything bagel est une garniture, pas une pâte, et la garniture est simple : à parts égales, graines de sésame blanc et noir, ail séché et oignon séché, graines de pavot, et sel en flocons. Les proportions vous appartiennent. La seule règle est que l'ail et l'oignon soient séchés, car frais ils brûlent en petits éclats noirs et amers dans un four chaud.

La vraie question, c'est comment le faire tenir, car une garniture qui tombe dans le grille-pain, c'est du bon sésame gâché. La réponse tient au moment : garnissez le bagel humide, à la sortie du pochage, avant que la surface ne se ressuie. La surface gélatinisée reste collante une minute ou deux, et les graines pressées dans cette fenêtre se soudent à mesure que la croûte prend autour d'elles.

MéthodeTenue des graines
Sur le bagel poché, encore humideLa meilleure, la surface les colle
Face trempée dans une assiette de mélangeExcellente, couverture régulière
Sur un bagel sec et refroidiMauvaise, elles se détachent
Avec une dorure à l'œuf d'abordTrès bonne, mais ajoute du brillant et une croûte plus molle

Tremper le dessus humide, face vers le bas, dans une assiette creuse de mélange donne l'enrobage le plus régulier et le plus généreux. Le mélange complet en proportions réelles et l'astuce pour le faire tenir feront l'objet d'un guide à part.

Bagel au levain

Un bagel au levain remplace la levure du commerce par un levain ferme, et c'est l'un des meilleurs usages d'un levain, car la structure dense et lente du bagel se marie bien avec une longue fermentation.

Les changements par rapport à la recette de base sont petits mais ils comptent. Montez un levain et laissez la pâte prendre son temps : une pousse au froid toute la nuit au réfrigérateur, courante en boulangerie de bagel de toute façon, sert aussi de fermentation au levain et approfondit le goût. Gardez la pâte ferme, à la même faible hydratation que n'importe quel bagel, car un levain trop humide ne tiendra pas l'anneau.

Le marché que vous passez, c'est du temps contre du goût et une meilleure conservation. Un bagel au levain demande une journée d'organisation contre quelques heures pour un bagel à la levure, et en échange il a un goût plus complexe et rassit plus lentement. Si vous entretenez déjà un levain, c'est là qu'il faut le diriger. Le montage du levain et le calendrier complet sont détaillés dans le guide du bagel au levain, et tout part de le guide du levain pour la culture elle-même.

Bagel sans gluten

C'est le bagel le plus difficile à réussir, et il vaut mieux savoir pourquoi avant de se lancer. Le gluten est exactement ce sur quoi le bagel s'appuie le plus : la mâche, l'anneau qui tient, la peau qui survit au pochage viennent toutes d'un réseau de gluten solide, et c'est la seule chose qu'une farine sans gluten ne peut pas donner.

Un bagel sans gluten est donc une reconstruction, pas une substitution. Il lui faut un liant, en général du psyllium (téguments de psyllium), pour imiter la structure qu'apporterait le gluten, et souvent de la gomme xanthane dans le mélange de farines. Le psyllium est ce qui permet à une pâte sans gluten de survivre au pochage tout court : sans lui, l'anneau se désagrège dans l'eau.

Attendez-vous à un bagel différent, et jugez-le pour ce qu'il est. Il sera un peu plus mou et moins élastiquement à mâcher qu'un bagel de blé, et c'est le plafond du format, pas un échec de votre technique. Le pochage compte toujours, et l'astuce de la garniture marche toujours. Les proportions de liant et un mélange qui tient ensemble sont couverts dans le guide du bagel sans gluten.

Bagel complet et aux céréales

Le bagel complet est la variante la plus facile à tenter et la plus facile à rater, car le son fait deux choses gênantes : il boit l'eau, et il coupe les brins de gluten comme de minuscules lames, ce qui affaiblit le réseau dont le bagel dépend.

Deux réglages corrigent l'essentiel. Ajoutez de l'eau, car la farine complète en absorbe davantage, donc une pâte qui serait à 58% avec de la farine blanche en veut souvent quelques points de plus pour donner le même toucher. N'allez pas au tout complet dès le premier essai : un mélange à peu près moitié farine complète moitié farine de force donne l'essentiel du goût et de la couleur tout en gardant assez de gluten propre pour tenir l'anneau et la mâche.

Un bagel 100% complet est possible, mais c'est une chose plus dense et plus affirmée, et il réclame un long trempage ou une autolyse pour ramollir le son avant de le forcer en forme. Commencez par le mélange et montez en puissance. La méthode complète, avec les proportions d'hydratation et de mélange, est un guide à elle seule.

Comment cuire un bagel : vapeur, graines et croûte brillante

La cuisson est courte et chaude, et trois choses décident si la croûte sort brillante et croustillante ou pâle et terne.

La chaleur. Le bagel veut un four chaud. Une approche courante préchauffe à 260 °C, puis descend à 230 °C au moment d'enfourner, pour une cuisson d'environ 18 à 20 minutes avec une rotation à mi-parcours (The Curious Chickpea). Le coup de chaud initial fige la croûte vite.

La vapeur. Un jet de vapeur dans les premières minutes garde la surface humide juste assez longtemps pour que la croûte reste fine et brille au lieu de s'épaissir en armure. Un plat peu profond d'eau chaude sur la sole du four, ou quelques glaçons jetés au moment de fermer la porte, suffisent à la maison. Le pochage a déjà fait l'essentiel du travail de surface, donc il faut moins de vapeur que pour une miche de pain de campagne.

Le contact. Cuisez sur une pierre ou une plaque d'acier préchauffée si vous en avez une, ou sur une plaque épaisse, pour que le dessous reçoive une chaleur directe et brunisse au lieu de cuire pâle à la vapeur. Beaucoup de boulangers pochent, garnissent, puis cuisent directement sur la surface chaude pour la croûte du dessous la plus foncée.

Le brillant que vous cherchez, c'est la surface gélatinisée plus le brunissement du malt, pas une dorure à l'œuf, même si une dorure ajoutera un surcroît de brillant si vous voulez un dessus plus lustré et plus mou. Les graines vont avant la cuisson, pressées dans la surface humide comme vu plus haut. La cuisson complète, température et vapeur comprises, est un guide à part.

Là où ça rate : bagel plat, fripé ou dur

Presque tout bagel raté est l'un de ces trois, et chacun a une cause principale. Lisez cette section et vous diagnostiquerez votre propre fournée plus vite que n'importe quel fil de commentaires.

SymptômeCause la plus probableLe remède
Plat, étalé, sans hauteurtrop poussé, ou pâte trop humide ou trop faiblepousser moins, baisser l'hydratation, prendre une farine plus forte
Peau fripée, ratatinéetrop poussé puis choqué par le pochagepocher plus tôt après le façonnage, ou pousser au froid et pocher direct sorti du frigo
Dense, dur, coriacepoché trop longtemps, ou pâte sous-développéepocher moins, pétrir plus
Croûte pâle, ternefour trop doux, ou ni malt ni bicarbonate dans le pochagecuire plus chaud, ajouter malt et un peu de bicarbonate à l'eau
Trou referméfaçonné trop petit, ou pas assez reposéfaire le trou bien plus grand, laisser reposer avant de pocher

Le bagel plat est la plainte vedette, et le coupable habituel est la pousse. Un bagel qui a fermenté trop longtemps a dépensé sa structure avant d'être poché, donc il s'affaisse au lieu de tenir. Le bagel veut une pousse retenue, moins que ce que vous donneriez à un pain de mie, et beaucoup de recettes le poussent au froid toute la nuit et le pochent direct sorti du frigo, ce qui le garde serré. Si les vôtres s'étalent en soucoupes pâles, poussez moins et pochez plus tôt. Chacun de ces ratés, disséqué en détail, symptôme par symptôme, mérite son propre guide.

Comment conserver et congeler les bagels

Un bagel frais est un aliment du jour même, et il rassit vite parce qu'il est maigre et pauvre en matière grasse. Organisez-vous autour de cela plutôt que de lutter contre.

Pour la journée : gardez-les à température ambiante dans un sac en papier ou sous un linge, sans les serrer. Ne les mettez pas au réfrigérateur, car le frigo est la façon la plus rapide de faire rassir du pain : l'amidon rétrograde le plus vite à la température du frigo, donc un bagel y rassit plus vite que sur le plan de travail.

Pour les garder plus longtemps, congelez-les, et congelez-les frais. Tranchez chaque bagel avant de le congeler, car un bagel entier congelé est dur à couper et vous pouvez griller les moitiés directement congelées. Emballez-les à l'abri de l'air pour éviter les brûlures de congélation.

ConservationCombien de tempsNotes
Plan de travail, sac papier1 à 2 joursmeilleure texture, rassit vite ensuite
Réfrigérateurà éviterrassit plus vite que sur le plan de travail
Congélateur, pré-tranché2 à 3 moisla bonne façon de garder des bagels

Pour ranimer un bagel congelé, grillez-le directement sorti du congélateur, ou décongelez-le puis rafraîchissez-le quelques minutes au four chaud pour réveiller la croûte. Un bagel de la veille, un peu ferme, est aussi, et ce n'est pas un hasard, le meilleur bagel possible à griller. La méthode complète de conservation et de réchauffe, plan de travail, congélateur et pourquoi jamais le frigo, est un guide à part.

Questions fréquentes

Pourquoi faut-il pocher les bagels ? Le pochage gélatinise l'amidon de surface en une peau qui scelle la pâte, fige la forme pour qu'elle ne gonfle pas, et construit la croûte à mâcher et brillante. Sautez-le et vous cuisez une navette ronde et molle, pas un bagel.

Combien de temps faut-il pocher un bagel ? Entre 30 et 90 secondes par face. Environ 30 secondes donnent un bagel plus gonflé et plus mou, environ 60 à 90 secondes donnent le bagel classique à mâcher, et bien au-delà de 90 secondes donnent un résultat dense et serré. Pochez plus longtemps pour plus de mâche, moins pour un bagel plus léger.

Pourquoi mes bagels sont-ils plats ? Presque toujours une pousse trop longue, parfois une pâte trop humide ou trop faible. Le bagel veut une pousse retenue et une pâte ferme, bien pétrie, peu hydratée. Le pousser au froid toute la nuit et le pocher direct sorti du frigo le garde serré.

À quoi sert le bicarbonate dans l'eau ? Il élève le pH de l'eau de pochage, ce qui brunit la croûte plus foncé et plus brillant et la pousse vers un caractère de bretzel. Une cuillère à soupe par litre suffit. Trop et vous le sentez au goût.

Quelle est la différence entre un bagel de New York et un de Montréal ? Les bagels de New York sont plus gros, salés, généralement pochés dans une eau maltée et cuits au four à gaz. Les bagels de Montréal sont plus petits, plus sucrés, sans sel, enrichis d'œuf et d'huile, pochés dans une eau au miel et cuits au feu de bois, avec un plus grand trou.

Peut-on faire des bagels sans robot pâtissier ? Oui, mais attendez-vous à du travail. La pâte à bagel est raide et peu hydratée, donc la pétrir à la main demande de l'effort et souvent un repos à mi-parcours. Une pâte ferme et bien développée est ce qui tient l'anneau, alors ne bâclez pas le pétrissage.

Quelle farine pour des bagels ? Une farine de force riche en protéines, autour de 12 à 14%, une farine de gruau ou une T65 de force en France. Le gluten solide qu'elle bâtit est ce qui donne la mâche et tient l'anneau au pochage. Une farine ordinaire donne un bagel plus mou et moins à mâcher.

Un bagel a-t-il besoin de malt ? Pas absolument, mais le malt est ce qui donne au bagel son goût caractéristique et sa coloration régulière, dans la pâte comme dans l'eau de pochage. Sans lui, un bagel brunit plus pâle et a un goût plus plat. Le sirop de malt d'orge est le choix traditionnel.


Ce guide s'enrichit à mesure que de nouveaux détails remontent. Bonne cuisson, et faites ce trou plus grand que la raison ne le suggère.

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